FAQ Distribution

Et les avenues de diffusion ?

En plus des festivals et des salles de cinéma (pour le long métrage), différentes opportunités de diffusion peuvent se présenter. Des événements spéciaux qui sont l'œuvre de programmateurs, des centres d'artistes et d'autres organismes, ont lieu dans des salles parallèles, des galeries et lieux de diffusion multifonction, des salles de spectacles ou de théâtre, des musées, des bars, des cafés... Souvent, les programmateurs découvrent les films lors de festivals ou de premières. Les événements font parfois aussi l'objet d'appels.

Afin de se tenir au courant, il est recommandé de devenir membre des centres d'artistes qui relaient les appels, de surveiller les babillards, infolettres et pages Facebook des conseils des arts, conseils de la culture, SODEC, Téléfilm Canada et autres organismes mentionnés dans la section des FAQ - Production. Comme pour le soutien à la production, c'est en développant son réseau professionnel, en fréquentant les activités du milieu qu'on se fait connaître et, par ricochet, qu'on peut saisir, voire créer, des opportunités de présenter ses films.

Les diffusions dans un cadre professionnel entraînent en principe le versement d'un cachet. Il existe à cet égard des barèmes fixés par la CARFAC (Canadian Artists Representation Front des artistes canadiens), que les centres d'artistes notamment respectent autant que possible. Cependant, en dehors du circuit des organismes et lieux artistiques professionnels, la situation peut varier. Il peut valoir la peine de participer à des activités de diffusion non rémunérées si elles offrent un contexte intéressant pour faire connaître le film, rejoindre un nouveau public, participer à des échanges, faire des rencontres professionnelles stimulantes...

Certains événements professionnels, lorsqu'un film y est diffusé, peuvent assumer en tout ou en partie les frais de transport et/ou de séjour du cinéaste, ou faciliter d'une autre façon son déplacement et son hébergement. Tout dépend du contexte, de l'envergure et du budget de l'événement... Le Conseil des arts du Canada et le Conseil des arts et des lettres du Québec (pour les artistes à mi-carrière ou établis), la SODEC et Téléfilm Canada ont des bourses de voyage pour les artistes invités à suivre leurs oeuvres à l'étranger.

Quels festivals sont susceptibles d'accepter mon film?

Les innombrables festivals dans le monde acceptent les films en fonction soit de leur genre, de leur durée, de leur pays et leur langue d'origine, de leur sujet... Dans différents pays, les instances publiques ou privées d'aide au cinéma maintiennent des listes et répertoires qui facilitent la recherche des festivals les plus pertinents pour un film. Il convient d'être judicieux et stratégique dans l'inscription d'un film aux festivals. Comme chacun reçoit de grandes quantités de productions éligibles, il est inutile (sinon mauvais pour sa crédibilité) de leur soumettre un film qui s'éloigne de leurs lignes directrices ou de leur envoyer plusieurs productions lors du même appel. 

50 Film Festivals Worth the Entry Fee 
Article rédigé par FilmFreeWay qui liste 50 festivals qui valent leurs frais d'inscription.

British Council

Répertoire de plus de 1300 festivals dans 80 pays, maintenu par les utilisateurs.

Carrefour des festivals

Agenda des festivals en France.

Hi Beam

Agenda des appels lancés par les festivals.

Sélection du CNC

Liste sélective de festivals de France maintenue par le Centre national de cinématographie.

Téléfilm - moteur de recherche de festivals

Moteur de recherche des festivals dans le monde par ville, date, catégorie, durée, pays, nature.

Téléfilm - agenda des appels des festivals

Agenda des appels lancés par les festivals.

Unifrance

Banque de données multicritères des festivals et marchés internationaux ou dédiés au cinéma français et soutenus ou suivis par Unifrance.

Videadoc 

Banque de données multicritères de plus de 700 festivals, excluant les festivals consacrés exclusivement au long métrage.

 

Qui sont les distributeurs au Québec?

Centres d'artistes, organismes à but non lucratif et coopératives de services

SPIRA (bien sûr!)

Groupe Intervention Vidéo

H264

La Distributrice de film

Travelling

Vidéographe

Welcome Aboard

Sans élargir ce service à une plus grande clientèle, certains centres comme la Bande Vidéo offrent un soutien à la distribution et à la diffusion à des oeuvres dont ils ont soutenu la création.

Membres du Regroupement des distributeurs indépendants de films du Québec

AXIA Films

A-Z Films

EyeSteelFilm

Filmoption International

Films du 3 mars (Les)

K-Films

Maison 4:3

Fragments Distribution

AUTRES COMPAGNIES DE DISTRIBUTION indépendantE

Fun Film Distribution 

MK2 Mile End

Entract Films

Grandes sociétés de distribution 

Les Films Séville

Métropole Films

TVA Films

 

Quels sont les outils et plateformes numériques utiles pour la distribution de mon film?

Diffusion de bandes-annonces, démos, films

Différentes plateformes permettent la création d'un compte de base gratuit, mais les plus utilisées par les cinéastes demeurent les suivantes.

Vimeo

YouTube

En plus de servir pour la diffusion de bandes-annonces ou démos, elles peuvent aussi être utilisées pour soumettre un film entier à un festival ou un diffuseur, en le rendant accessible avec un mot de passe.

 

Base de données du cinéma

Il existe plusieurs bases de données du cinéma dont plusieurs se sont développées dans les toutes dernières années. Ce sont des outils importants pour faire la promotion des films en ligne et pour enrichir le référencement.

IMDb (Internet Movie Database) est la plateforme la plus connue et établie de longue date. Elle est utilisée aussi bien pour les productions hollywoodiennes que par les indépendants de partout, et sert autant les films que les producteurs, distributeurs, comédiens, techniciens, etc.

AlloCiné

Letterboxd

TMDb (The Movie Database)

Wikipédia et Wikidata. La constitution d’une page Wikidata et d’une page Wikipédia sont des étapes importantes pour la découvrabilité d’un film en ligne.

OÙ TROUVER DES FILMS QUÉBÉCOIS ?

Aime ton cinéma : née avec la pandémie, cette plateforme, à l'instar du panier bleu, guide les spectateurs vers les films québécois en salle où en ligne.

Où voir ça

Cinoche.com

Diffusion en continu (streaming), vidéo sur demande (VSD), ABONNEMENT (VSDA), etc.

 

Le nombre de plateformes de diffusion en tous genres a explosé ces dernières années et il est parfois difficile de s’y retrouver.

Pour qu'un film soit distribué sur les grandes plateformes de vidéo sur demande et de diffusion en continu telles que Netfilx et Apple TV, le cinéaste, le producteur ou le distributeur doit transiger avec un intermédiaire autorisé : l'agrégateur. Il remplit une fonction de courtier et perçoit des frais en échange desquels il s'engage à transmettre le film aux plateformes auxquelles il convient, dans le format requis. Chaque plateforme a ses normes en termes de type et durée de production acceptés, de format, de territoire d'exploitation et de partage des revenus.

Chaque agrégateur a sa propre carte de tarif et ses propres règles de fonctionnement pour le partage des revenus que lui versent les plateformes. Plusieurs agrégateurs facturent au départ un montant en fonction du type et de la durée du film, et par la suite un montant annuel en guise de frais d'administration, mais ne retiennent aucune part des revenus d'exploitation. Quelques services d'agrégation ne perçoivent pas d'avance mais plutôt un pourcentage des revenus d'exploitation. La plupart sont en Europe et aux États-Unis. Au Canada, quelques grands distributeurs commerciaux ont une division qui est un agrégateur autorisé. Les autres distributeurs doivent signer une entente avec une autre compagnie. Le premier agrégateur québécois est H264 également distributeur de courts métrages.

Autres exemples d’agrégateurs :

Juice

Under The Milky Way

Un certain nombre de distributeurs indépendants, utilisant déjà Vimeo, ont opté pour Vimeo On Demand pour la distribution numérique. 

Des plateformes initialement disponibles seulement aux États-Unis sont en voie d'en dépasser les frontières, d'autres se développent et demeurent à surveiller...

Voici quelques exemples de plateformes par abonnement :

Tënk

F3M sur demande

Art.Films

Inscriptions aux festivals

Quelques plateformes permettent de téléverser, de stocker et de mettre à jour les divers éléments du dossier d'inscription d'un film, pour ensuite les soumettre aux différents festivals. 

FilmFreeway

FilmFreeway est probablement la plateforme la plus facile à utiliser pour inscrire son film. Elle regroupe des milliers de festivals à travers le monde. Les outils de recherche permettent de trouver facilement les festivals qui correspondent à votre film. Il est également possible de faire des recherches selon le tarif maximum que vous serez prêt à payer pour inscrire un film. Le service est gratuit, on ne paie que les frais d'inscription aux festivals payants.

Shortfilmdepot

La plateforme Short Film Depot présente les appels de festivals en cours et ceux à venir. On s'y inscrit gratuitement, et on paye des « timbres » pour les envois de fichiers de films aux festivals.

DOCFILMDEPOT
La plateforme DOCFILMDEPOT fonctionne essentiellement sur le même modèle que Short Film Depot, mais se spécialise dans le documentaire.

Reelport

Plus importante plateforme européenne du genre, Reelport donne accès aux appels d'environ 80 festivals. Elle permet de maintenir à jour son dossier et de le soumettre, mais aussi de téléverser son film dans un catalogue en ligne où les représentants des festivals iront le visionner. 

Filmfest Platform

Filmfest permet de monter son dossier, de le soumettre aux festivals et d'en faire un .pdf à imprimer pour ceux qui exigent de recevoir les documents par la poste.

Festhome

Festhome fonctionne essentiellement sur le même principe que Short Film Depot.

 

Existe-t-il des sources de financement pour la distribution?

Certaines productions, essentiellement celles soutenues en production par les instances telles que la SODEC, Téléfilm Canada et le Fonds des médias du Canada, sont éligibles aux programmes d'aide financière pour la mise en marché. Les cinéastes admissibles peuvent aussi solliciter des bourses des conseils des arts pour se rendre à l'extérieur du Québec en cas de sélection dans un festival.  

 

Puis-je distribuer mon film moi-même?

Avec l'évolution du web et des technologies numériques, davantage de cinéastes entreprennent activement la production et même la distribution de leurs films. Du financement participatif jusqu'à la diffusion, en passant par la promotion et les communications, les outils et plateformes numériques favorisent l'autoproduction et l'autodistribution, avec ou sans recours à des services professionnels en soutien. L'autodistribution garantit au cinéaste un contrôle optimal sur l'exploitation de son œuvre et lui permet d'en percevoir directement les revenus. Les avantages et les inconvénients de l'autodistribution varient selon le type de production, son potentiel et les dispositions personnelles du cinéaste ou cinéaste-producteur.

De la disponibilité, des aptitudes pour la communication, les relations publiques et la négociation sont de précieux atouts pour entreprendre soi-même sa distribution. La charge et la complexité du travail, les dépenses à prévoir et les revenus à espérer dépendent du film et des marchés auxquels il se destine. Bien que le web facilite les communications, transactions et transmissions, toute distribution implique un minimum de dépenses en matériel promotionnel (graphisme, affiches, ciné-fiches, bande-annonce, etc.), en duplication, transcodage, en transport et messagerie, sans oublier les coûts d'inscription aux festivals payants. 

Un court métrage destiné surtout à une vie de festivals ne génèrera guère de revenus, (à l’exceptions de quelques opportunités de vente TV ou Web); sa distribution sera plutôt simple, mais nécessitera du temps et un budget pour les inscriptions aux festivals, les envois, etc. Faire affaire avec un distributeur peut être avantageux pour son expertise, sa connaissance des festivals, sa renommée, ses contacts (inscription des films en festivals à moindre coût) et le fait qu'il possède une structure permanente affectée aux activités de distribution.

Pour un long métrage dont le plan de distribution prévoit une sortie en salle, des licences de télédiffusion, la vente sur DVD et Blu-ray, l'exploitation devrait générer des revenus, toutefois elle sera plus laborieuse et coûteuse. Dans ce cas, avoir un distributeur solidement établi et reconnu peut faire toute la différence pour la négociation avec les salles et télédiffuseurs, de même que pour l'obtention de financement. Certains programmes d'aide à la production exigent même une lettre d'intérêt, sinon une entente signée avec un distributeur.

La meilleure formule de distribution pour un film dépend donc de plusieurs facteurs. De plus en plus de distributeurs s'impliquent dans les projets dès la phase de développement. En somme, mieux vaut penser à la distribution avant de s'engager à fond de train dans la production.

 

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