Catalogue de films
Monochrome
Synopsis
Ngabo, un aide-cuisiner sous-pression, et Mike, un néo-nazi zélé, traversent, sans se connaître, une même journée difficile dans les rues du Vieux-Québec. L’un est rongé par l’épuisement, l’autre par la colère. À travers leur solitude respective, Monochrome explore les tensions invisibles, les blessures enfouies et les reflets inattendus que la ville peut révéler. Un thriller psychologique sur la peur de l’autre et les mirages de soi.
Équipe
- Scénario : Justice Mahoro Rutikara
- Direction de la photographie : Mathieu Huard
- Prise de son : Pascal Larose
- Montage : Stéphane Thériault
- Conception sonore : Mathieu Grégoire
- Mixage : Jean-Paul Vialard
- Musique : Alinoë Schneider
- Interprètes : Laurent Marion, Philippe Moisan, Justice Mahoro Rutikara, Emilio Rios Garcia, Marie Tan, Inès Azaiez, Laurent Fecteau Nadeau, David Bouchard
Genre
Thèmes
Biographie
Né à Kigali et ayant grandi à Québec, Justice Rutikara développe dès son jeune âge une passion pour la narration, les arts visuels et l'interprétation. Acteur devenu auteur-réalisateur, il s'engage à promouvoir une représentation plus juste et plus riche des identités afro-québécoise et rwandaise dans l'industrie cinématographique et télévisuelle. « Ibuka, Justice » marque son premier film d'animation, ajoutant une nouvelle dimension à son œuvre engagée et innovante.
Filmographie
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2025Monochrome / 12 min.
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2024Ibuka, Justice / 23 min.
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2021La cité des autres / 48 min.
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2019Le muzungu québécois / 10 min.
Mot du réalisateur
Mes expériences angoissantes de marginalisations raciales et ethniques m’ont profondément influencé au cours de la création de ce projet. Qu’il s’agit de mon passé d’enfant-survivant du génocide des Tutsis au Rwanda, d’ado-immigrant confronté par la présence de néonazis agressifs à Québec ou de jeune homme-noir harcelé par les escouades policières de Québec. Ces évènements perturbants ont suscité en moi un état constant d’appréhension et de terreur lors de mes déplacements en ville. Avec le temps, j’ai été intriguée par les raisons qui poussaient certains individus, principalement masculins, à me prédater pour me brutaliser. En menant mes propres investigations et en étudiant les sciences sociales, j’ai réalisé qu’elles avaient souvent subi un cercle vicieux de maltraitance et de haine. Pour eux, la cruauté est un moyen de répondre à leurs souffrances.
