SPIRA proposait, pour une deuxième année, une résidence intramuros innovante destinée à ses membres de 30 ans et moins. Cette initiative visait à encourager l’expérimentation cinématographique en intégrant des outils numériques avancés, tels que l’intelligence artificielle. Voici un aperçu détaillé de cette résidence et du projet d’Alexandre Thériault, artiste sélectionné pour cette édition.

 

Objectifs et structure de la résidence

La résidence s'est déroulée du 17 janvier au 28 mars 2025 et incluait un salaire pour l’artiste en résidence. Elle avait pour objectif principal de favoriser l’expérimentation et le développement de compétences numériques dans le cadre de la création cinématographique indépendante. Les participants bénéficiaient :

  • D’un mentorat individuel avec un·e expert·e en cinéma et création numérique. Ce soutien couvrait toutes les étapes du projet : conceptualisation, planification, mise en œuvre et révision.
  • De formations spécifiques sur les intersections entre cinéma et technologies numériques.
  • D’un accès à des espaces de travail dans les locaux de SPIRA, incluant une salle de réunion, une salle de postproduction et un parc d’équipements pour la production.

La résidence offrait également une proximité avec l’équipe de SPIRA, permettant à l'artiste d’échanger avec des experts des différents départements. Ce cadre collaboratif favorisait le partage d’idées et de méthodes de travail. L’artiste en résidence bénéficiait ainsi d’un pôle créatif stimulant où il pouvait enrichir sa démarche artistique.

 

Le projet d’Alexandre Thériault

Alexandre Thériault, artiste multidisciplinaire âgé de 28 ans et originaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean, avait été sélectionné pour cette édition. Titulaire de diplômes en psychologie et en arts interdisciplinaires, il explorait dans ses films la fusion entre ces deux disciplines pour produire des œuvres psychologiques et engagées.

Pendant sa résidence, Alexandre se concentrait sur la technique du deepfake, qui utilise l’intelligence artificielle pour superposer le visage d’une personne sur une autre dans une vidéo. Il développait un court-métrage racontant l’histoire d’une mère qui engageait une actrice pour interpréter sa fille défunte grâce à cette technologie. Ce projet questionnait notre rapport au deuil à l’ère numérique.

 

Clôture de la résidence

Pour conclure cette expérience, Alexandre présentait son travail lors d’un événement public organisé par Spira. Cette présentation incluait une interaction immersive où les participants pouvaient expérimenter un deepfake reproduisant le visage et la voix d’Alexandre en temps réel grâce à l’intelligence artificielle.

 

 

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