Catalogue de films
J'ai eu une idée évidente et j'attends qu'elle revienne
Synopsis
La cinéaste nouvellement mère met en scène sa volonté de retrouver une pratique artistique. Fatiguée par un long post-partum et terrorisée à l'idée de mourir discrètement entre deux brassées de lavage, elle s'accroche à sa caméra pour trouver chez elle matière à cinéma. En bricolant les scènes, elle se fait prendre à son propre jeu, retrouvant le plaisir d'inventer et sublimant sa réalité. Ce film célèbre le pouvoir du temps qui passe, dans la vie comme dans la création.
Équipe
- Scénario : Emilie Baillargeon
- Direction de la photographie : Emilie Baillargeon
- Montage : Emilie Baillargeon
- Musique : Benoit Paradis
- Conception sonore : Benoît Dame
- Production : Emilie Baillargeon
Genre
Thèmes
Bande-annonce
Biographie
Emilie Baillargeon est une scénariste, réalisatrice et monteuse qui s’intéresse principalement au documentaire. Animée par l’idée que l’intime est politique, elle désire mettre en lumière les enjeux collectifs qui se cachent dans les histoires personnelles. Cinéaste humaniste, elle est attirée par la culture populaire, le travail invisible, les lieux de rencontre et les mondes intérieurs. Ses films ont été présentés à la télévision et en festivals (RIDM, Regard, Sundance, Clermont-Ferrand).
- Filmographie -
J’ai eu une idée évidente et j’attends qu’elle revienne, 15 min, 2025
Katatjatuuk Kangirsumi, co-réalisation, 3 min 30, 2018
Les esprits de l'ile, 13 min, 2017
La maison de Yara, 16 min, 2016
L'ile aux oiseaux, 44 min, 2014
À l’horizon, 16 min, 2013
Le temps d'une chanson, 46 min, 2012
el Motemei. 6 min, 2010
Festivals
DEMANDER UN LIEN DE VISIONNEMENT
[2025] Rencontres Internationales du Documentaire de Montréal (RIDM), Canada
[2026] RVQC, Canada
[2026] Gimli International Film Festival, Canada
[2026] PerSo Film Festival, Italie
[2026] Festival Comett, France
[2026] Festival Satellites, Canada
Mot de la réalisatrice
Après une longue période post-partum, j’ai ressenti un profond besoin de revenir à la création. J’ai commencé à me filmer dans l’espace domestique du quotidien, devenu le cadre de ma nouvelle réalité de mère. La caméra est devenue à la fois témoin et outil, un moyen d’observer comment cette transformation intime entrait en résonance avec des questions d’identité, de travail artistique et de récit de soi.
La maternité m'a révélé un paradoxe complexe : la coexistence de la dévotion et de l’effacement, du sacré et de l’invisible. Cette tension est devenue centrale dans le film, en façonnant à la fois son ton et son approche formelle. À travers des gestes performatifs et des exercices auto-prescrits, l’acte de filmer est devenu geste cathartique.
