Catalogue de films
L'inconvénient (titre de travail)
Synopsis
Début du 20e siècle, en pleine révolution industrielle, les contestations ouvrières revendiquant de meilleures conditions de travail se multiplient. Marie et sa sœur Louise luttent quotidiennement pour leur survie dans l’univers hostile et précaire d’une filature de coton. Lorsque Louise se blesse grièvement la main à sa machine, Marie entreprend des actions radicales, moralement discutables, pour éviter son congédiement.
Équipe
- Production : Laurence Lacroix
- Scénario : Julien G. Marcotte
- Direction de la photographie : Nicolas Poitras-Gamache
- Direction artistique : Rebecca Dory
- Montage : Amélie Labrèche
- Prise de son : Tiago McNicoll Castro Lopes
- Conception sonore : Patrice LeBlanc
- Interprètes : Jade Charbonneau, Gabrielle B. Thuot, Lou Thompson, Jonah Carson, Marcel Simoneau, Marie-Claude St-Laurent, Jérémie Earp
Genre
Thèmes
Biographie
Julien G. Marcotte est un scénariste et réalisateur basé à Montréal. Après avoir obtenu son diplôme en études cinématographiques à l’Université de Montréal, il réalise son premier court métrage, Louise de 9 à 5 (2021). Son film suivant, Les mains sales (2023), remporte le prix du Meilleur court métrage canadien au Festival international du film de Vancouver et figure dans le palmarès Canada’s Top Ten du TIFF.
Filmographie
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2023Les mains sales / 18 min.
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2021Louise de 9 à 5 / 12 min.
Mot du réalisateur
La filature de coton, devenue le symbole même de l’industrialisation québécoise, demeure l’une des manifestations les plus explicites de la brutalité du capitalisme. En plus d’employer une forte proportion d’enfants, la filature exploite des milliers d’ouvriers effectuant des tâches aliénantes de 60 à 70 heures par semaines, dans un milieu de travail extrêmement dangereux, pour des salaires de crève-faim. Ces conditions de travail inhumaines, mises en place afin de limiter les coûts de production, subsistent en raison de la précarité des emplois en manufacture.
C’est dans ce contexte qu’évoluent nos protagonistes. Dans leur département, celui des tisserandes, la possibilité d’être remplacé est si oppressante qu’une concurrence s’instaure entre les ouvrières. Afin de conserver leur emploi, les jeunes tisserandes s’engagent malgré elles dans une course à la productivité. En résulte un environnement de travail individualiste, un climat de méfiance, un brutal chacun pour soi qui représente bien l’existence économique sous le capitalisme.
Remonter aux origines du capitalisme industriel québécois me permet de mettre en scène sa brutalité la plus explicite. Je désire ainsi dénoncer un système qui, en 2024, engendre toujours de révoltantes inégalités économiques, sociales, politiques et écologiques. Depuis sa naissance, les mécanismes du capitalisme reposent sur les mêmes bases : l’exploitation et la dépossession d’une majorité, exclue des principales décisions économiques, au profit d’une minorité de possédants.
Dans le cadre de mon récit, c’est principalement à travers les thématiques de l’individualisme et de la concurrence que j’exprime ma critique du capitalisme.
