Catalogue de films
Interurbain
Synopsis
Interurbain explore le vide émotionnel d'une mère face à la distance géographique et l'absence de son fils. À travers les fenêtres vaporeuses du train, les paysages défilent, reflétant ce qui les sépare et ce qui les relie. Ses messages vocaux restent sans réponse, et les silences s’allongent. Le film plonge dans cet espace d’attente, où souvenirs et conversations inachevées prennent forme. Le trajet devient une métaphore du désir de rapprochement et de l’impossibilité de combler l'absence.
Équipe
- Scénario, direction de la photographie, montage : Marc-Olivier Huard
- Conception sonore : Raphaël B. Lévesque
- Effets Visuels : William Camirand
Genre
Thèmes
Bande-annonce
Biographie
Marc-Olivier Huard détient un diplôme en cinéma de l’Université Laval et de l’UQAM. De retour à Québec, il valorise la diversité territoriale et les récits qui la façonnent. Il cherche à raconter des histoires humaines et ancrées dans le réel, tout en plongeant dans des univers assumés. Les thèmes du rapport au territoire, de la mémoire, du rêve et de la poésie du quotidien lui sont chers.
Festivals
- 2025 -
REGARD sur le Court métrage, Chicoutimi, Québec | Prix Philippe-Belley (100% Région)
Festival de Cinéma de la Ville de Québec (FCVQ), Québec, Québec
Festival International du Film Francophone de Namur, Namur, Belgique
Festival Images en vues, Îles-de-la-Madeleine, Québec
Rencontres Internationales du Documentaire de Montréal (RIDM), Montréal, Québec
Kasseler Dok and Exp film festival, Cassel, Allemagne
Festival International du Cinéma Francophone de l'Acadie (FICFA), Moncton, Canada
Mot du cinéaste
Interurbain puise son origine dans une tension personnelle entre la quête d’épanouissement professionnel et le fait de laisser derrière moi famille et proches.
Durant mes années à Montréal, je prenais régulièrement le train pour rendre visite à ma famille à Québec. Avec une caméra, j’avais l’habitude d'enregistrer instinctivement des moments captés sur le vif à travers les fenêtres du train. Parallèlement, ma mère m’envoyait des messages vocaux alternant d’anecdotes du quotidien à des réflexions plus profondes. En revisitant ces deux archives, j’ai réalisé qu’elles portaient en elles une part de la tension que je vivais et j’ai eu envie de les réunir dans un film.
Pour moi, ce film devait se vivre comme un trajet en train : un état d’entre-deux, un espace méditatif, suspendu entre des paysages hivernaux vaporeux, bercés par les sons répétitifs et les banlieues qui défilent. Le sentiment métaphorique de ne pas pouvoir faire demi-tour, d’avancer dans un flux continu, porté par le dialogue des messages vocaux de ma mère et l’évolution du silence. Une conversation à sens unique, où elle finit parfois par se répondre à elle-même au fil des messages. Pour renforcer cette impression d’introspection, j’ai voulu intégrer des souvenirs visuels au gré de ses mots, comme lorsque l’on visualise des images de ce qui nous est raconté. Ces souvenirs visuels se fondent dans les paysages, comme s’il s’agissait à la fois d’être présent dans le train tout en s’échappant momentanément dans son esprit.
Le processus de création a également été l’occasion de m’appuyer sur la sensibilité de collaborateurs partageant des parcours similaires. Carmen Rachiteanu, mentore tout au long du projet, est récemment revenue à Québec après quelques années à Montréal et a été d’un soutien précieux. De même, Raphaël B. Lévesque, concepteur sonore du film, originaire de Québec et actuellement étudiant à l’UQAM à Montréal, a grandement contribué à enrichir le projet.
