FAQ Production

Où puis-je trouver du financement et des ressources pour mes projets ?

C'est la question la plus fréquemment posée!  La réponse peut toutefois varier beaucoup selon le projet et le profil du réalisateur ou de la réalisatrice.

Sources locales de financement dédiées exclusivement à la relève artistique

Même si leurs exigences sont adaptées aux débutant-es, elles visent des candidat-es qui se destinent à une carrière artistique professionnelle. Ils et elles doivent avoir suivi une formation, posséder des compétences de base et exercer des activités professionnelles en lien avec la discipline artistique concernée. Ils et elles doivent aussi avoir à leur actif des premières réalisations à soumettre comme oeuvres à l'appui de leur dossier. 

Jeune Volontaire

Pour les jeunes admissibles, le programme Jeune Volontaire d'Emploi-Québec peut se prêter à la réalisation d'un premier projet de film, avec l'encadrement d'un organisme associé.

Centres d'artistes

Les services comme la location d'équipements à tarifs avantageux et les programmes d'aide des centres d'artistes peuvent grandement faciliter la réalisation de premières oeuvres qui serviront d'appui aux démarches de financement. On peut aussi y obtenir des conseils précieux pour la préparation de son dossier et y demander un parrainage pour déposer un projet à Première Ovation ou encore un encadrement pour réaliser un projet Jeune Volontaire.

 

Conseils des arts 

Les conseils des arts ont des programmes de bourses pour les artistes professionnels dont ceux en cinéma, vidéo et arts numériques :

La mission des conseil des arts est centrée sur la pratique artistique, son avancement et son rayonnement. Le mérite artistique, dans le projet comme dans la démarche de l'artiste, guide donc la sélection des projets par le jury. C'est pourquoi l'artiste cinéaste doit, dans sa demande, bien transmettre sa réflexion et les intentions derrière son projet, tant dans son contenu que sans sa forme. Il ou elle doit démontrer clairement en quoi la bourse sollicitée lui permettra, en plus de porter son projet à l'écran, d'explorer le médium et le langage cinématographiques. Pour le jury, il doit être évident que le projet proposé s'inscrit dans une continuité par rapport aux projets précédents de l'artiste cinéaste, qu'il lui permettra de repousser ses limites, de franchir une nouvelle étape dans une démarche artistique professionnelle cohérente. 

Sources de financement pour la production cinématographique, télévisuelle, multiplateforme

Il existe des programmes de financement public et d'autres fonds dédiés exclusivement aux productions cinématographiques, télévisuelles et multiplateforme. Leur différents programmes et volets varient en fonction du genre et du format des productions (fiction, documentaire, animation, série; court, moyen, long métrage; projets web, etc.) et de l'étape de travail (scénarisation, production, postproduction) :

Les programmes de financement réguliers de Téléfilm Canada, du FMC, du Fonds Bell et du FIP notamment s'adressent non pas aux artistes cinéastes mais aux producteurs et productrices. Ce ne sont pas des subventions, mais des investissements récupérables. Une fois la production terminée et mise en distribution, un pourcentage des revenus d'exploitation (ventes, locations, etc.) devra être retourné aux investisseurs jusqu'à ce qu'ils soient intégralement remboursés ou jusqu'à ce que cesse l'exploitation de l'oeuvre. 

Le Fonds Rogers et la coproduction régulière avec l'ONF ne constituent pas des investissements mais sont également destinés aux producteurs et non pas aux artistes cinéastes. La Mesure d'aide régionale de la Ville de Québec est elle aussi conçue pour les producteurs et vise à financer les projets à l'étape de développement/scénarisation.

Ces différents fonds et programmes ont chacun des spécificités qui guident la sélection des productions financées. Toutefois, de manière générale, ils ont une visée différente des Conseils des arts et envisagent le cinéma sous son angle d'industrie culturelle plutôt que de pratique artistique. Ainsi, ils accordent davantage d'importance au potentiel d'exploitation du film, aux standards et attentes des diffuseurs et publics visés, etc.

Programmes d'aide en services et de bourses d'appoint

Les centres d'artistes de Québec, comme ceux de Montréal et d'ailleurs dans la province comme au Canada, proposent différents programmes d'aide : rabais ou gratuités en services, location d'équipement, accès à des installations de postproduction, à une expertise technique, tarifs privilégiés dans des entreprises partenaires (sorties sur différents supports, duplication, location de véhicules, etc.) Certains programmes incluent de petites bourses en argent.

Par ailleurs, l'Office national du film gère un programme d'Aide au cinéma indépendant (ACIC), qui facilite l'accès à des services techniques de production et de postproduction. Ces différents programmes sont répertoriés dans les bottins et portails dédiés au cinéma et aux arts médiatiques, et sur les sites des organismes qui les proposent.

Quelques programmes offerts

Quelques portails pour se tenir à jour

« Incubateurs » et « accélérateurs » de projets

Certains organismes, et notamment des festivals, offrent un soutien à des projets en développement en leur offrant visibilité, mise en contact avec des partenaires ou contributeurs financiers, accès à des ressources pour leur production, voire à des opportunités de diffusion. Sans se donner la dénomination de concours, ces initiatives ont une dimension compétitive qui peut prendre diverses formes, d'un pitch à des groupes de pairs et évaluateurs jusqu'à une série d'épreuves destinées à se bâtir un auditoire. Le type de projets accepté et les critères de sélection varient selon les programmes. En voici des exemples.

Cuban Hat

Cuban Hat dispose d'une plateforme où les participants téléversent un pitch et sollicitent des appuis du grand public. Toutefois, les contributions qui peuvent être attribuées aux projets proviennent de partenaires institutionnels et d'entreprises, qu'elles soient en argent ou en services. On le retrouve dans le Répertoire des plateformes de financement participatif du Fonds des médias du Canada.

CineCoup (Canada, en partenariat avec Famous Players)

Financement participatif

De plus en plus de projets de films indépendants s'inscrivent sur des plateformes de financement participatif afin de bénéficier de ce levier financier qui dépend de la réponse d'un auditoire potentiel intéressé à voir le film se concrétiser. Une campagne de financement participatif peut sembler facile à lancer. En fait, cela requiert bien plus qu'un pitch, démo ou teaser filmé et un compte PayPal. Pour que la campagne porte fruit, elle doit être soutenue par de bonnes stratégies et il faut consacrer beaucoup de temps à la promotion, aux communications, à la gestion de communauté (Facebook, Twitter, blogue, site...). IndieGoGo, l'une des plateformes les plus populaires notamment auprès des cinéastes, a publié un guide téléchargeable à l'intention de ceux et celles qui désirent lancer une campagne

Le Fonds des médias du Canada a quant à lui mis en ligne un microsite consacré au financement participatif en production et en distribution de contenu média dans un contexte canadien. Mis à jour régulièrement, le site contient des données statistiques, des exemples de bonnes pratiques et des études de cas. On y trouve aussi un répertoire des différentes plateformes de financement participatif canadiennes, québécoises et étrangères.

Parmi celles-ci, mentionnons la présence d'une plateforme locale, La Ruche, pour les projets dans la grande région de Québec. 

Licences de télédiffusion/ diffusion

Le pré-achat par un télédiffuseur ou un diffuseur peut être un apport important dans le financement d'un film. Une licence de télédiffusion/diffusion est aussi une des conditions essentielles d'admissibilité à certains programmes de financement publics. Toutefois, une entente avec un télédiffuseur ou un diffuseur, dans la mesure où elle donne à ce dernier un droit de regard sur le contenu, le format, la durée du film, etc., peut compromettre l'admissibilité à d'autres programmes, comme les bourses d'artistes des conseils des arts. En règle générale, le télédiffuseur et le diffuseur concluent des ententes de pré-achat avec une compagnie de production, non pas avec un-e artiste cinéaste.

Crédits d'impôt

Le gouvernement du Québec via la Sodec et le gouvernement du Canada via le Bureau de certification des productions audiovisuelles canadiennes (BCPAC) rattaché à Patrimoine canadien accordent aux compagnies de production des crédits d'impôt sur les paiements versés à la main-d'oeuvre embauchée pour les productions cinématographiques et télévisuelles admissibles. Ces aides fiscales peuvent représenter une part importante du financement d'un film. Toutefois, ce ne sont pas toutes les productions ni tous les producteurs qui peuvent en bénéficier.

Des critères d'admissibilité stricts s'appliquent, notamment quant au statut de la compagnie de production, aux licences de télédiffusion/diffusion, au montage financier du projet, aux lieux de résidence et à la citoyenneté du personnel embauché pour la production, etc. Le calcul préliminaire du Crédit d'impôt provincial (CIP) et du Crédit d'impôt pour production cinématographique et magnétoscopique canadienne (CIPC), de même que les suivis qui devront être faits jusqu'à leur versement, après la fin de la production, exigent de bonnes connaissances administratives et fiscales.

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