FAQ Production

Y a-t-il des associations professionnelles de cinéastes?

L’Alliance québécoise des techniciens de l’image et du son (AQTIS) est la représentante de quelque 4 500 artisans pigistes de plus de 126 métiers liés à la conception, la planification, la mise en place ou la réalisation d’une production audiovisuelle.

L'Association des réalisateurs et réalisatrices du Québec (ARRQ) est une association professionnelle reconnue par la Loi sur le statut de l’artiste (S-32.1) qui comprend à ce jour plus de 700 membres réalisateurs et réalisatrices pigistes oeuvrant principalement en français dans les domaines du cinéma, de la télévision et du web.

DOC Québec, le chapitre québécois de l’association Documentary Organization of Canada  représente des cinéastes, des producteurs et des cinéphiles du Québec auprès des télédiffuseurs et des instances provinciales et fédérales. Il offre en outre des ateliers sur les aspects techniques, artistiques et financiers de la production documentaire. La section Liens de son site web rassemble des références précieuses sur le documentaire et le webdocumentaire ici et ailleurs : associations, festivals, blogs, diffusion, cinémathèques, archives, outils, publications, périodiques, références pour le tournage au Canada et à l'étranger...

Comment trouver une boîte de production, un télédiffuseur, un diffuseur...

Il n'est pas recommandé d'envoyer son scénario entier à des boîtes de productions qui ne l'ont pas sollicité et avec qui on n'a pas pris contact préalablement. Certaines maisons de production ont même pour politique de refuser systématiquement tout scénario non sollicité. 

Pour les télédiffuseurs, bien qu'ils fassent l'acquisition de productions terminées, ils peuvent être plus enclins à concéder des licences de pré-achat à des productions en développement. Ceci leur donne un droit de regard sur le scénario et les choix finaux aux étapes subséquentes de la production. 

La méthode idéale pour intéresser un producteur, un télédiffuseur, un diffuseur à votre projet en développement est celle du pitch : une présentation abrégée et « punchée », en personne, pour vendre son projet, se vendre en tant que cinéaste. Le plan et la durée de la présentation varieront selon le type de projet à présenter (documentaire, fiction, série, animation, projet transmédia...) et selon qu'on s'adresse à un producteur, un diffuseur, un groupe de pairs évaluateurs. 

Dans tous les cas, il s'agit de bien faire passer son contenu, ses objectifs, sa vision de l'oeuvre finale, de se montrer clair et intéressant. 

Un pitch efficace à un producteur le convaincra de la pertinence et de l'originalité du sujet, des idées et compétences du réalisateur ou de la réalisatrice, de la faisabilité et du potentiel du projet. Il lui donnera envie de travailler avec le ou la cinéaste, en étroite collaboration, pour concrétiser le projet. 

Un pitch efficace au télédiffuseur doit le convaincre que le projet cadre avec sa programmation et son mandat, interpellera son auditoire, générera de bonnes cotes d'écoute... Le diffuseur en salle doit lui aussi être convaincu que le film trouvera son public et attirera des spectateurs et des spectatrices dans sa salle. Selon la chaîne traditionnelle de production-distribution-diffusion, c'est le producteur (non pas l'artiste cinéaste) qui négocie et signe des ententes avec les télédiffuseurs et diffuseurs.

Des événements du milieu cinématographique offrent des occasions officielles de rencontrer des producteurs lors d'un « face à face » ou « speed dating », comme les Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM) ou Regard sur le court métrage au Saguenay. Ce sont d'excellentes occasions de faire un pitch. Il est bien sûr possible de le faire en-dehors de ces contextes, en sollicitant une rencontre auprès du producteur. Comme pour toute opération de relations publiques, c'est une bonne idée de faire d'abord connaissance avec le producteur, avant de le solliciter. Il vaut donc la peine de profiter des « face à face » et « speed dating » et autres opportunités de réseautage, de rencontres et de perfectionnement offertes aux professionnel-les lors des événements en cinéma et en télévision.

J'ai besoin d'aide et de conseils...

pour préparer mes demandes de financement

Les premières demandes de financement sont les plus difficiles. Pour les débutant-es, le plus ardu est souvent de préparer le budget du projet et d'adapter sa présentation aux différents types de partenaires sollicités.

Les partenaires financiers reçoivent de grandes quantités de dossiers, la concurrence est forte. Il est donc primordial de bien fournir tous les renseignements et documents demandés, d'éviter de joindre des éléments superflus, de respecter les normes de présentation : longueur des textes, nombre d'exemplaires, etc. Il va sans dire également que le dossier doit être clair, démontrer la faisabilité du projet et la capacité du cinéaste à le mener à terme.

Tel que mentionné plus haut, les conseils des arts sont préoccupés par la pratique artistique professionnelle, l'exploration du médium, l'avancement et le rayonnement de la discipline, le développement de la carrière artistique. De leur point de vue, l'indépendance de création est primordiale. Pour eux, cela signifie que l'artiste et l'oeuvre ne doivent pas être soumis-es à des contraintes extérieures comme la durée prescrite par une fenêtre de diffusion télévisuelle, les choix d'un producteur ou d'une productrice, les tendances commerciales, etc. Ce point de vue teintera donc la lecture des dossiers par les membres du jury ou comité de sélection. 

Les comités des centres d'artistes adoptent un peu le même point de vue dans la gestion de leurs programmes d'aide en services. Ils demandent habituellement moins d'éléments que les conseils des arts, mais se préoccupent du caractère indépendant du projet et de la démarche artistique des cinéastes.

Les programmes de financement publics qui octroient des investissements et les fonds liés à la télédiffusion ou la diffusion « commerciale » ont une autre perspective. Pour soutenir un projet, les membres du jury doivent être convaincus des compétences et talents de l'équipe créative (producteur, scénariste, réalisateur, directeur photo, monteur, interprètes principaux) ainsi que du potentiel du projet en regard des auditoires et des marchés de distribution/diffusion, des stratégies de mise en marché, etc.  

Lire la suite...

Où puis-je trouver du financement et des ressources pour mes projets ?

C'est la question la plus fréquemment posée!  La réponse peut toutefois varier beaucoup selon le projet et le profil du réalisateur ou de la réalisatrice.

Sources locales de financement dédiées exclusivement à la relève artistique

Même si leurs exigences sont adaptées aux débutant-es, elles visent des candidat-es qui se destinent à une carrière artistique professionnelle. Ils et elles doivent avoir suivi une formation, posséder des compétences de base et exercer des activités professionnelles en lien avec la discipline artistique concernée. Ils et elles doivent aussi avoir à leur actif des premières réalisations à soumettre comme oeuvres à l'appui de leur dossier. 

Jeune Volontaire

Pour les jeunes admissibles, le programme Jeune Volontaire d'Emploi-Québec peut se prêter à la réalisation d'un premier projet de film, avec l'encadrement d'un organisme associé.

Centres d'artistes

Les services comme la location d'équipements à tarifs avantageux et les programmes d'aide des centres d'artistes peuvent grandement faciliter la réalisation de premières oeuvres qui serviront d'appui aux démarches de financement. On peut aussi y obtenir des conseils précieux pour la préparation de son dossier et y demander un parrainage pour déposer un projet à Première Ovation ou encore un encadrement pour réaliser un projet Jeune Volontaire.

Lire la suite...

Où puis-je suivre des formations en cinéma et vidéo?

Le Conseil de la culture des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches gère un programme de perfectionnement pour les artistes et gens travaillant dans les domaines culturels de toutes les disciplines, dont le cinéma et la vidéo. De nouvelles formations sont offertes à l'automne, à l'hiver et au printemps, à un tarif privilégié.

Le Regroupement des formations en audiovisuel du Québec (RFAVQ), basé à Montréal, offre certaines de ses formations à Québec.

Du côté des institutions scolaires dans la région, le Cégep de Limoilou, le Cégep Garneau, le Cégep de Sainte-Foy et le Cégep de Lévis offrent chacun un programme en cinéma. L'Université Laval propose un certificat en études cinématographiques et un baccalauréat y sera bientôt offert.

On trouve aussi dans la région l'École de cinéma et de télévision de Québec, qui gère des programmes réguliers et des formations sur mesure. 

Pour sa part, l'Académie du cinéma vise une clientèle jeunesse (primaire et secondaire).

Divers organismes et établissements offrent des activités de formation en production, réalisation, scénarisation ou encore axées sur les métiers techniques, les nouveaux médias... Ces activités peuvent prendre la forme d'ateliers, de séries de rencontres, de classes de maîtres ou même de résidences, d'écoles d'été, etc.  Les sites web suivants regroupent des informations sur les formations offertes par les organismes et les institutions au Québec et au Canada :

Je suis nouvellement diplômé-e ou installé-e dans la région : comment me faire connaître et prendre de l'expérience?

Pour les cinéastes de la relève, la cellule de Québec du mouvement Kinö offre de belles opportunités d'intégrer le milieu et, surtout, d'apprendre et d'explorer en créant des oeuvres qui seront ensuite diffusées devant public.

S'adressant tant aux débutant-es qu'aux moins débutant-es, Kinomada est une initiative qui s'inspire de Kinö mais mise sur des échanges interculturels à l'international. Chaque année, Kinomada organise des laboratoires de création d'une durée de 5 à 7 jours à Québec et dans d'autres pays.

Les centres d'artistes en arts médiatiques ont pour mission de soutenir les artistes professionnel-les de la relève autant que les plus chevronné-es dans la création et la diffusion de leurs oeuvres. En devenant membre, on y a accès à des ressources matérielles, des services-conseils de toutes sortes, de la documentation, des activités spéciales de formation, des projets collectifs... Par leurs actions, ils favorisent le réseautage, les échanges, le partage d'expériences, le développement artistique et l'accès à des ressources diverses. D'autres organismes, espaces de diffusion et événements locaux permettent aussi de voir des oeuvres et de côtoyer les gens du milieu cinématographique et périphérique.

Principaux centres d'artistes, organismes et événements voués au cinéma indépendant dans la région de Québec

Initiatives ailleurs au Québec pour les cinéastes de la relève

DEVENIR MEMBRE

Spira est votre coopérative vouée au cinéma indépendant.
Devenez membre dès aujourd'hui!