5 courts documentaires

Un projet de l’Office national du film du Canada en collaboration avec Spirafilm

 5courtsbandeau

 

Le projet

Avec le projet 5 courts documentaires (titre de travail), l’Office national du film du Canada, en collaboration avec Spirafilm, souhaite questionner et réaffirmer la forme du documentaire très court et en faire un laboratoire de création, au cœur d’une réflexion plus large sur le genre documentaire.

Ainsi, cinq cinéastes ont réalisé chacun un court métrage de 5 à 8 minutes maximum. Les cinéastes étaient invités à prendre un risque et sortir de leur zone de confort dans la création de leur projet. Leur travail a profité de la synergie du groupe et a été stimulé par la réflexion d’ensemble, sans toutefois être une œuvre collective. Le projet répond à l’envie de s’interroger sur les bases de la narrativité de la forme documentaire classique, tout en poussant plus loin la grammaire habituellement liée à ce genre. C’est pourquoi l’évocation plutôt que l’explication et le travail sur l’environnement sonore ainsi que sur la grammaire visuelle ont été privilégiés.

Sur le plan de la diffusion, le projet – entièrement tourné en numérique (4K) – vient, entre autres, satisfaire le besoin de sonder la pertinence du documentaire court sur les nouvelles plateformes. 

Les cinq courts métrages seront dévoilés le jeudi 26 février 2015 au Musée de la civilisation. Deux projections auront lieu, une à 17h30 et l'autre à 19h30.


Films

À LA PLAGE de Jeremy Peter Allen :
Leur corps a souffert. Il en porte les traces pour toujours. Mais à la faveur d’une activité organisée par l’Association des grands brûlés, des femmes et des hommes profitent des plaisirs de la plage en famille. Pas facile de braver le regard des autres, mais le désir de retrouver une pleine autonomie est aujourd’hui le plus fort, surtout quand le soleil est de la partie. À la plage de Jeremy Peter Allen recueille leurs témoignages dans la douceur de l’été.

CES HOMMES DE PASSAGE de Nadine Beaudet :
Elles sont énormes et glissent majestueusement sur le fleuve. De loin, les riverains les observent, mais ces créatures flottantes aux ponts chargés de conteneurs colorés, venus des quatre coins du monde, gardent leurs secrets. Et pourtant, une part de nous fait partie du voyage, menant à bon port les navires étrangers qui traversent nos terres. Ces hommes de passage de Nadine Beaudet capte par fragments poétiques la vie à bord, alors que les marins vaquent à leurs multiples occupations.

LOU, LA VIE! de John Blouin :
Des pas dans un désert de roches, des silhouettes qui se profilent sur le sol. Une femme alitée et souffrante au crépuscule de son existence. Une naissance fébrile en salle d’accouchement. En quelques plans, la vie et la mort se côtoient sans prévenir. Entre ombre et lumière, gémissement et souffle, le cinéma s’expose et enregistre les états de notre humanité.

L'ENFER MARCHE AU GAZ! de Martin Bureau :
À l’autodrome de Saint-Félicien, l’effervescence est à son comble et à la mesure du vrombissement des cylindrés qui chauffent la piste. Avec sa bande sonore tonitruante, ses pétarades et son show de boucane, L’enfer marche au gaz! de Martin Bureau nous plonge dans le chaos d’une lutte à finir, alors que les bolides s’élancent dans la course, que les accidents se multiplient et que la fumée des moteurs en flamme se répand alentour. À la vision infernale succède bientôt le calme après la tempête, et le stade se vide pour se transformer en cimetière de carcasses.

ENTREVUE AVEC UN HOMME LIBRE de Nicolas Lévesque :
Plusieurs hommes passent une entrevue pour obtenir un emploi qui leur assurera un nouveau départ dans la vie. Au fil des questions qui leur sont posées, des bribes de leur existence nous sont révélées, de même que les craintes et les aspirations de chacun. Jouant avec le spectateur, Entrevue avec un homme libre de Nicolas Lévesque brouille les pistes et bouscule constamment notre point de vue.



Cinéastes

Jeremy Peter Allen :
D’abord cinéaste de fiction, Jeremy Peter Allen a réalisé un long métrage (Manners of Dying) et de nombreux courts métrages (Requiem contre un plafond, Les douches fulgurantes, L’est,  etc.) qui ont été largement diffusés dans les circuits internationaux. Depuis trois ans, il s’intéresse aussi au travail théâtral. En mars 2013, il signera une première mise en scène d’envergure, la pièce Frozen de Bryony Lavery, au théâtre de la Bordée à Québec.

Nadine Beaudet :
Née sur la Côte-Nord et amoureuse des régions, son approche cinématographique est habitée par l'appartenance, l'identité et l'imaginaire. Ses études de maîtrise en sciences appliquées (aménagement du territoire) l’ont menée à collaborer aux films Avant le jour et Le père de Gracile. Elle est co-fondatrice de la maison de productions Les vues du fleuve. Son premier long métrage Le cosaque et la gitane a remporté le Prix Pierre-et-Yolande-Perrault aux Rendez-vous du cinéma québécois en 2013.

John Blouin :
Lors de ses études où il explora le lien entre écriture et cinéma, John Blouin devient projectionniste à l’ONF.  Il y fonde alors Cabina Obscura, performances-cinéma alliant 35-16 mm, vidéoprojecteurs, ombres et musique. Il déambule ainsi dans quelques villes et festivals, de Montréal à Beijing. John s'intéresse à une autre facette de la projection en réalisant des courts métrages dont Change Over, Filmstripe et Gate, trilogie sur la mort d'un cinéma. El Paysan, un court documentaire sur la liquidation d'une ferme, est sa dernière réalisation. John entame le montage d'Armand par Vaillancourt, un long métrage sur le sculpteur. ll façonne la programmation chez Antitube.

Martin Bureau :
Par les véhicules de la peinture, de la vidéo installation et du documentaire, Martin Bureau s’affaire à construire un univers critique dans lequel les notions de géopolitiques sont prépondérantes. En 2009, il co-signe le documentaire Une tente sur Mars, qui fut nominé aux Prix Jutra et aux RVCQ pour le documentaire de l’année. En 2013, il co-réalisait son deuxième long métrage documentaire, Playa Coloniale, qui reçut une mention spéciale du jury au festival Vues sur mer à Gaspé.

Nicolas Lévesque :
Originaire de Roberval, Nicolas Lévesque est photographe et cinéaste.  Après ses études en photographie, en arts et cinéma, il cofonde l’association de photographes KAHEM.  Il réalise le court métrage documentaire Lévesque et fils, maraîcher(s) (2008), qui voyage dans plus de 12 festivals au Canada, aux États-Unis, en Europe et en Asie.  Le Projet Racine(s) (2010), qu’il réalise dans le cadre de Regard sur le court métrage au Saguenay, remporte le premier prix portrait aux Grands Prix du Journalisme Indépendant.  Son dernier documentaire, In guns we trust (2013) a été sélectionné dans la catégorie SODEC à Cannes et Talent tout court, au Festival de Cannes et au Toronto international film festival, suivi par le TIFF Top Ten en 2014. 

   



Sélection des cinéastes

En cohérence avec les objectifs du projet, le choix des candidats s’est effectué par un commissariat plutôt que par un appel de projet. La sélection des cinéastes a ainsi été faite par l’ONF et Spirafilm. En premier lieu, les deux organismes ont dressé une liste des cinéastes potentiels. Cette liste a été enrichie par nombreux contacts de Spirafilm et de ses partenaires. Par la suite une liste de 13 cinéastes a été transmise à un comité aviseur externe composé de Dan Karo, programmateur au Festival du nouveau cinéma et distributeur et Virginie Dubois, productrice à la Coop Vidéo. Ces derniers ont recommandé 5 cinéastes. Finalement, Spirafilm et l’ONF ont complété les recommandations du comité aviseur pour former un groupe de 5 cinéastes.

Les critères de sélection des cinéastes étaient les suivants :

  • Expérience professionnelle probante en tant que cinéaste (films sélectionnés en festival)
  • Résidence en région (hors grand Montréal)
  • Démarche artistique démontrant un désir d’innover dans la forme (ou le sujet)
  • Cohésion avec les autres artistes sélectionnés


Partenaires

Création du projet : Colette Loumède
Producteurs : Colette Loumède, Natalie Cloutier et Mélanie Lasnier
Coordination : Catherine Benoit et Claudine Thériault

 

L’Office national du film du Canada, Spirafilm, les cinéastes et les participants tiennent à remercier tous les partenaires pour leur implication et précieuse aide dans la réalisation de ce projet.

ONF Logo hor noir

Devenir membre

Spira est votre coopérative vouée au cinéma indépendant.
Devenez membre dès aujourd'hui!